Regard sceptique sur le droit a la sante au Cameroun

Author:François Edimo
Position:Faculty of Law and Political Sciences, University of Douala, Cameroon
Pages:66-80
SUMMARY

The present paper deals with the right to health in Cameroon as a foundamental rigth institueted by international laws.The ratification by Cameroon of those laws deals iyh the purpose of insuring good health to all cityzens. However, according to the analysis of texte laws and the critics of the socio -economic politic and cultural contexte in which this right implimented, does not allows this... (see full summary)

 
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Regard sceptique sur le droit a la sante au Cameroun
Assistant professor François EDIMO
1
Abstract
The present paper deals with the right to health in Cameroon as a foundamental
rigth institueted b y interna tional laws.The ratification by Camero on of those la ws dea ls iyh
the pur pose of insuring good health to all cityzens. However, a ccording to the analysis of
texte laws and the critics of the socio -economic politic and cu ltural contexte in which this
right implimented, does not allows this right to all .
Keywords: right of health, pollution, droit to be alive, care, illness.
JEL Classification: K32
Introduction
La reconnaissance des droits fondamentaux de l'homme par le Cameroun
ne fait pas de doute. Celle-ci intègre un ensemble de dispositions relatives entre
autres à la santé des populations. Telle que définie par la constitution de
l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), «la santé un état de complet bien-être
physique, social et mental et ne consiste pas en l'absence de maladie ou
d'infirmité». Cette définition de la santé qui permet d'englober santé physique et
santé mentale. Toutefois, elle fut très vite critiquée car elle se réfère à la notion de
bien-être social, une notion trop extensive2. Juridiquement, le droit à la santé
emporte plusieurs aspects3. Il est exclusif, en ce sens qu'il est souvent associé à
l'accès aux soins et à la construction des hôpitaux4. Dans ces conditions, il implique
l'accès aux médicaments essentiels, un accès égal et à temps voulu aux services de
santé de base. Mais il est aussi la garantie de refuser les soins notamment en cas
d'expériences et de recherches médicales ou de stérilisation forcée5.
Toutefois, le droit à la santé diffère du droit à la bonne santé. On pense
souvent que l'Etat a pour devoir de garantir la bonne santé à ses ressortissants. Or
1 François Edimo - Faculty of Law and Political Sciences, University of Douala, Cameroon,
ewodi2010@yahoo.fr
2 Lire en ce sens A. KHAN «Et l'homme dans tout ça ? P ladoyer pour un humanisme moderne»,
NIL, Paris, 2000, p. 348, cité p ar C. SAUVAT, «Réflexions sur le droit à la santé », Collection du
Centre Pierre Kayser, PUAM 2004, p.27.
3 Ces aspects et b ien d'autres sont pour la plupart explicités dans l'Observation générale n 14 (2000),
sur le droit à la santé adopté par le Comité des droits sociaux, économiques et culturels.
4 Toutefois il a une portée bien plus large dans la mesure où le Comités des droits économiques et
socio-culturels, l'organe chargé du suivi du Pacte relatif aux droits économiques et socio-culturels
intègre parmi les «facteurs déterminant pour la santé», l'approvisionnement en eau potable et
l'assainissement, une alimentation saine, une alimentation suffisante et un logement décent, des
conditions de travail et environnementales saines, une éducation à la santé et la diffusion
d'informations, l'égalité entre les sexes.
5 C. SAUVAT, «Réflexions sur le droit à la santé», PUAM, 2004, p. 260 et s.

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