Le Dictionnaire, entre Dictio on Air et Dixi(t)Onnaire

Author:Constantin Frosin
Pages:468-473
SUMMARY

Before this incessant swarm of dictionaries or even dicos, one wonders: what for? Have we forgotten the basic and even more fundamental dictum: Non multa, sed multum?! In this study, a somewhat novel approach is achieved for the sole purpose of getting out of the stream, as they say, out of the routine and the stagnation where publishers indulge themselves, publishing in a rush without bringing... (see full summary)

 
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European Integration - Realities and Perspectives. Proceedings 2016
468
The Dictionary
between Dictio On Air and Dixi(T)Onnaire
Constantin Frosin1
Abstract: Before this incessant swarm of dictionaries or even dicos, one wonders: what for? Have we
forgotten the basic and even more fundamental dictum: Non multa, sed multum?! In this study, a
somewhat novel approach is achieved for the sole purpose of getting out of the stream, as they say, out of
the routine and the stagnation where publishers indulge themselves, publishing in a rush without bringing
anything new to users, but taking advantage simply of the need for users to have a dictionary on their
desks, whether students, translators or other types of intellectuals, open to the world and thus to the world
of languages. At the end of this demonstration, the conclusion is that we must do something urgently,
otherwise the living languages are in danger of turning into dead languages.
Pour pouvoir traiter de ce sujet, il faut remonter dans le temps, et réapprendre que diction mot qui se
trouve, qu’on le veuille ou non, à la base de mots comme dictionnaire, dictionnairique, dictionnariste,
signifiait «manière de dire, quant au choix et à l’agencement des mots. Les mots eux-mêmes» (apud le
Grand Robert de la Langue Française, 2001).
Qui plus est, on redécouvre, grâce aux Caractères (p. 55) de La Bruyère, que «Les synonymes sont
plusieurs dictions ou plusieurs phrases différentes qui signifient la même chose». Alors là, on peut en
déduire qu’à la base du dictionnaire se trouvent non seulement le mot, mais aussi et surtout le
synonyme, qui est lui aussi un mot. La clé de ce débat réside donc, en tant que solution valable, dans le
fait qu’à la base du dictionnaire se trouve le synonyme et là, nous tenons à remercier le Professeur
Giovanni Dotoli pour avoir remis cette question sur le tapis. Comme nous le remercions d’avoir pensé
à écrire le magnifique ouvrage sur la traduction: Traduire en français du Moyen Âge au XXI e siècle,
éditeur Hermann, Lettres, Paris, 2010.
Mais voyons de plus près sur quoi nous étayons nos affirmations. Prenons d’abord l’étymologie du
mot synonyme : du grec synonymos, syn=ensemble, onyma = nom, donc: qui a le nom en commun.
Chez Aristote, la notion concerne les mots dont le sens est «lié» par un genre commun, et qui ont donc
des sens différents. L’abbé Girard nous soutient (il nous vient de loin : la Justesse de la langue
françoise (1718)…): «La ressemblance que produit l’idée générale fait donc les mots synonymes; et la
différence qui vient de l’idée particulière qui accompagne la générale, fait qu’ils ne le sont pas
parfaitement, et qu’on les distingue comme les diverses nuances d’une même couleur.», in: Synonymes
français, p. 9 (5e édition).
1Professor, PhD, Danubius University of Galati, Romania, Address: 3 Galati Blvd., Galati 800654, Romania, Tel.:
+40372361102, Corresponding author: constantinfrosin@univ-danubius.ro.

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